8 nov. 2016

Paludisme (10 points clés à retenir) : ce qu'il faut savoir en tant que parent voyageur

Si vous envisagez de vous rapprocher avec vos enfants de certaines zones impaludées, il est important d'en apprendre un peu plus sur cette maladie et de retenir quelques points essentiels que nous allons récapituler brièvement dans cet article.



Il est toujours anxiogène et chronophage de se renseigner sur une maladie, surtout lorsqu'on n'est pas habitué à la littérature médicale et à sa technicité. Pour vous faire gagner du temps, voici donc en résumer les 10 points clés à retenir sur le paludisme,  à partir du moment où vous envisager de vous rapprocher de zone à risque (même faible) avec vos enfants. En tant que parent, on se doit d'être un peu plus prévoyant et prudent que lorsqu'on voyage seul ou entre adultes.

Dans un précédent article, nous avions détaillé ce qu'il faut savoir en premier lieu pour éviter les zones à risque. La première stratégie (visiter que des pays déclarés indemnes de risque de paludisme), vous dispense généralement d'en apprendre davantage. En revanche si vous planifiez un voyage où le risque est fort, modéré ou même faible (pas de traitement préventif nécessaire), il est alors important de retenir ces points clés. Statistiquement chez les familles, le risque concerne plutôt celles qui décident de rendre visite à des proches qui habitent en zone impaludée, ou les expatriations en zone à risque pour raisons professionnelles.

Lisez éventuellement aussi les sources d'information indiquées plus bas, pour en apprendre davantage si vous planifiez un voyage à risque ou simplement pour satisfaire votre curiosité. N'oubliez pas d'en parler également à votre médecin qui sera le mieux à même de vous conseiller dans votre situation particulière.

Les 10 points clés à retenir

  1. Le paludisme est une infection parasitaire, transmise par la piqûre de moustiques du genre Anophèle, qui pique principalement entre le coucher et le lever du soleil.
  2. Les jeunes enfants et femmes enceintes sont particulièrement exposés aux formes graves voire mortelles du paludisme s'il n'est pas traité.
  3. L’accès palustre classique se traduit le plus souvent par de la fièvre, un syndrome pseudo-grippal avec des frissons, céphalées, myalgies et fatigue, mais aussi une diarrhée, des vomissements voire une toux.
  4. Aucun symptôme n’étant spécifique de la maladie, le diagnostic doit être évoqué devant toute fièvre survenant chez un voyageur en zone d'endémie ou revenant d'une zone impaludée. Le paludisme se déclare entre 7 jours et 2 mois (quelques fois plus) suivant la contamination par piqûre de moustique.
  5. Les premiers symptômes sont souvent peu alarmants mais il est important de consulter en urgence, dans les 24 heures maximum, suivant l'apparition des premiers symptômes. Le paludisme à falciparum peut en effet rapidement évolué vers des complications graves voire mortelles.
  6. Le parasite Plasmodium Falciparum est à l'origine de la majorité des formes graves de la maladie. Il existe aussi 4 autres espèces de plasmodium infectant l'homme : vivax, ovale, malariae et knowlesi (plus rare). Les trois premiers même s'ils entraînent généralement des formes moins aigues de la maladie peuvent cependant souvent (à l'inverse du Falciparum) donner lieu à des formes chroniques (symptômes périodiques). 
  7. Il existe des tests diagnostiques fiables et rapides, ainsi que des traitements curatifs (mais des complications graves sont quand même possibles), et il existe des résistances aux traitements.
  8. Il existe plusieurs types de traitements préventifs mais ceux-ci ne sont pas efficaces à 100%, et ont souvent des effets secondaires. Ils ne dispensent pas de se protéger des piqûres de moustiques. Selon le niveau de risque d'un voyage (cette évaluation devant se faire avec un professionnel de santé), un traitement médicamenteux adapté à votre destination pourra vous être prescrit ou pas (si le risque est estimé suffisamment faible).
  9. Il est préférable, en zone impaludée, de rester suffisamment à proximité de services de soins médicaux (moins de 24 heures pour s'y rendre).
  10. Il est préférable d'éviter les zones impaludées pour des voyage de loisir avec de jeunes enfants (cf article précédent : comment éviter les zones à risque ?).

Pour en savoir plus